lundi 11 août 2014

Bretagne, terre de contes et de légendes... mais pas que

 Et oui, cet été je me suis baigné dans cette ambiance bretonne et sous le soleil dis donc! Chaleur, paysages des côtes à couper le souffle, mer quasi comme aux Caraïbes (heu je parle de la couleur, pas de la température, mais t'avais d'viné!!), et des airs de  musique au festival des Vieilles Charrues de Carhaix.
Magnifique festival! Convivial, amical, haut en couleurs: je n'ai pas compté tous les gens qui se déguisent pour se retrouver plus facilement probablement. Et puis, tu as la grand-maman de 70 balais qui te fais des crêpes, t'as un papy qui contrôle les entrées, tu fais la queue pour boire un coup et... t'as personne qui te pousse! Tu vois des familles avec des gamins qui fête leur premier festival à 1 an ou bien moins!
Un festival où y fait rudement bon comme on dit chez nous!

Pour mon ami fééricologue, voici donc quelques fées trouvées au Festival des Vieilles Charrues!
Bon, j'ai pas parlé de la programmation, pour ça tu peux te référer au site du festival, mais il y en a pour tout le monde et tous les styles. Tiens par exemple, le jour où on y était, Fauve a fait un véritable triomphe: une pêche, une énergie sur scène, magnifique!

Mais la Bretagne, c'est aussi des côtes grandioses, avec des rochers de toutes formes, déchiquetés, sculptés par les courants et les vagues.


C'est aussi ces petits chemins creux, dans les terres, où il fait bon se perdre le long d'un ruisseau, entre deux menhirs et une allée couverte... mystérieuse.


C'est ce petit matin de brume où tu pars sur le sentier côtier, entre terre et mer, puis où tu assistes au lever de soleil qui peu à peu déchire cette brume et te révèle des paysages de rêves....


C'est ce petit village de Trémargat, où les habitants ont décidé de vivre en coopération-association pur permettre à leur bistrot et à leur épicerie d'exister, chacun apportant sa contribution selon ses possibilités, son temps, son envie...
La Bretagne, c'est aussi cette ambiance que tu ressens, où les gens veulent vivre là, sur cette terre de marins-pêcheurs et d'agriculteurs, où les Bretons inventent chaque jour un pays où il fait bon vivre, où chacun peut se sentir bien accueilli, bienvenu...




mercredi 18 juin 2014

Ouais, mais bon... t'as vu l'temps qu'tu mets!!!!

Oups, mais qu'est-ce que je vois???!!!! Ma dernière bafouille date de... février, mais quoi, mais quoi, mais quoi???? J'ai pas vu l'temps filer, là!!! Emporté non pas par la foule, mais par ce foutu temps qui te prend si c'est pas toi qui le prends!!!


Bon, j'me reprends et j'vous en raconte deux-trois!
Là, je rentre tout émerveillé des magnifiques et magiques Franches-Conteries de Lure (va r'garder sur une carte, c'est juste à côté d'chez nous, en Gaule voisine!). D'abord, c'est rigolo, les habitants de cette charmante bourgade s'appelle les Lurons, hé oui! Et gais Lurons ils le sont je te l'assure, et accueillants et gentils et tout et tout, attentionnés et créatifs, tiens!
Pendant 10 jours, et ce depuis déjà 10 ans, ils proposent des spectacles autour des arts du récit et donc tu peux te plonger dans les contes et autres chansons sans modération... Trop beau!
Et Lure et ses environs sont des endroits magnifiques, idylliques puisqu'on se trouve dans la région des 1000 étangs (y'en a bien plus, mais pas encore eu le temps de tous les compter!) avec des endroits tous plus beaux les uns que les autres et pleins de fées et lutins prêts à te faire rêver dans les sous-bois!
D'ailleurs, mon ami conteur Hervé t'en dirait bien plus que moi sur ce sujet du petit peuple... C'est qu'il est fééricologue, un gars qui passe son temps à chercher les fées et ma foi... qui en trouve de temps en temps le veinard, y'a qu'à voir ses yeux briller quand il te raconte une de ses merveilleuses histoires...

Et puis Lure, c'est  "l'île" aux abords de l'Ognon... et tous ses mystères... et toute sa sérénité, sa tranquillité, sa douceur... là où tu entends presque le temps qui passe, doucement...


Et, à chaque fois, il est bien difficile de se sortir de cette douceur de vivre...
Et pourtant, la vraie vie véritable reprend son vol pour quelques instants. Mais tu ressens fortement en toi cette paix et cette tranquillité auxquelles tu as goûté pendant quelques instants.
Alors, tu te laisses emporter par un air chantonné par la voix de Caroline Ferry, une artiste pleine de malice qui peut même te prendre pour un maître-nageur (si, si, il suffit que ta moustache lui plaise!!!) et tu pars pour ce pays des histoires, des rencontres improbables et des contes merveilleux...
Tes yeux se remplissent d'étoiles, de tous les possibles et pendant quelques instants de magie, voilà que tu flottes, tu pars, tu décolles pour... pour où? Fous-toi de ça, c'est le courant qui compte, pas forcément la destination!
J'aime ces moments de convivialité, j'allais dire de... fraternité conteuse et chanteuse. Tu as juste à être là et à savourer ces instants magiques, merveilleux, tranquilles...


 Et voici l'été qui s'en vient, avec ses jours qui s'étirent paresseusement, langoureusement... amoureusement. Voici les odeurs des herbes sèches, des grosses gouttes de pluie sur le goudron brûlant, des fruits qui embaument toute la maison... Qu'il est doux ce temps d'été où la musique envahit les rues, où les festivals nous invitent à la rencontre, où le temps dure un peu plus longtemps...
Alors, profitez de ce temps de soleil, de lenteur et de tendresse... L'été nous offre ses rayons, à nous de les apprivoiser, de les cajoler...





samedi 22 février 2014

Là haut... La Vaux, une ferme-fromagerie bio...

C'était un de ces jeudis soirs de février, un de ces soirs où tu penses que les chemins seront enneigés, que gel, neige et vent se ligueront contre toi et que seuls quelques intrépides des routes du Jura viendront écouter tes histoires...
Et pourtant, ce jeudi-là, routes sèches et ciel étoilé, peint de ces mille nuances qui t'emportent bien loin...
Je découvre une ferme, que dis-je, un domaine incroyable et magnifique. Un lieu tout en sérénité, en mystère, en beauté. Idéal pour conter... J'entends le frémissement du petit peuple alentour, ces fées qui rient entre elles, curieuses du nouvel arrivant en ce lieu plein d'histoires, déjà.
Et voici les heureux gardiens de cet endroit magique: Eva, toute frêle et au sourire chaleureux et son compagnon Markus, solide et déterminé mais avec la voix douce de l'homme calme, serein.
La soirée s'annonce belle et empreinte de rêves et de sourires. Les invités arrivent, chacune et chacun avec de délicieuses friandises qui raviront les papilles durant la soirée.
On s'installe autour des tables, dans les chaises et les fauteuils. Lumière tamisée, quelques bougies, un verre de bon vin ou une tasse de thé, les regards brillent de cette amitié qui relie, les yeux sont curieux, rieurs et... la flûte égrène quelques notes... l'histoire arrive, ondule, emmène les spectateurs sur des chemins de traverse, inconnus, féeriques.
Parfois, le silence de l'auditoire est palpable, comme un rideau de soie, immobile, suspendu; parfois, les rires fusent, l'étonnement d'un dénouement ou d'une péripétie des personnages provoque de petits cris de surprise et des sourires entendus...
Les contes se suivent, s'enchaînent, s'appellent les uns les autres et là, au milieu de cette nuit de février, c'est le moment des tous les possibles...
Dehors, comme pour ajouter au mystère des contes, la pluie s'est mise à tomber, marquant sa présence en jouant contre les fenêtres...
Et dans un dernier souffle, la parole conteuse suspend son vol, émerveillée par l'écoute et les regards des auditeurs... quelques secondes de silence.... puis soudain quelqu'un qui dit:"C'est beau..." et rires et applaudissements se mêlent dans un joyeux brouhaha... Mon conte est dit...
Mais quelle belle soirée, quels instants de richesse partagés avec ces gens, agriculteurs de notre terre et amis de nos coeurs...
On aurait dit que pour un soir, le temps s'était arrêté là, à la ferme La Vaux; que pour un soir, qui en annonce certainement d'autres, l'Amitié avait posé ses grandes valises juste là, pas plus loin, entre un morceau de pain, un bout de fromage, un verre de vin et quelques contes... de Terre et de Mer...
Simplement MERCI à vous toutes et tous pour ces moments de partage, pour ces instants de Fraternité...



lundi 6 janvier 2014

Merveilleuse, magnifique, conteuse, rieuse et musicienne année 2014!

Ben voilà, c'est fait, nous y sommes.... 2014 nous ouvre les bras, les portes et, si pas trop collés encore, les yeux émerveillés devant cette immense page blanche de 365 jours, oui je sais moins les 6 qui sont d'ores et déjà derrière nous!
Mais qu'importe! Les jours peu à peu s'allongent et me voilà plein d'optimisme et de légèreté (enfin du moins dans la tête car les festivités furent, comment dire?... Gargantuesques!!!) devant ces jours qui s'annoncent pleins de découvertes, de rencontres, d'échanges, de convivialité (pas trop alité quand même!), de musique si possible celtique, de rires à éclater et de contes tous plus mystérieux et rieurs les uns que les autres!
Et donc pour fêter ce nouvel an qui nous dit que c'est r'parti comme en 14 (je sais, elle est facile!!), voici donc le slam de l'an neuf ou plutôt de l'an 14!!!



Slam '14

j'me lève les yeux collés
mes lunettes pleines de buée
j'entends la pluie claquer 
les vitres et dégouliner
comme une mélodie improvisée...
j'me bouge faut y aller
l'an nouveau a sonné
le réveil m'a tiré
du lit et j'peux pas y échapper
c'est la nouvelle année!!

et cette année j'me lance
j'entre dans la danse
j'en assez de la patience
avec mes doutes et mes balances
j'arrête de dire je pense
j'me s'coue je frôle la transe
j'y vais et je dépense
pas mon fric mais mon espérance
pour un monde de transparence
de clarté de décence...

j'me réjouis de rencontrer
juste pour échanger
de voyager et de partager
de ces moments de fraternité
autour d'un feu d'une soupe ou d'un thé
de ces moments où une fois l'histoire contée
le silence reste étonné
les yeux émerveillés
de ces enfants de tous âges emportés
si loin comme s'ils avaient navigué...

j'me réjouis de croiser ces regards
pas trop hagards
ni trop ringards
qui nous emportent bien tard
entre chiens-loups et chiens-bâtards
et où les mots ne sont plus des traquenards
mais sonnent comme nouveau départ
au fond d'un vieux pub ou d'un bar
d'Irlande entre deux anars
qui se racontent quelques bobards!

j'me réjouis de ces paysages
mystérieux et sans âge
surgis au détour d'un virage
aux abords d'un village
qui t'illuminent le visage...
comme la course des nuages
qui s'entrelacent et aménagent
des tableaux comme des messages
qui s'effilochent et nagent
au gré des vents de passage...


j'me réjouis de ces instants de musique pleins d'humanité
de ces contes de mystères et parfois de vérité
de toute cette convivialité
cette chaleur qui touche à la fraternité
dans un regard ou un sourire de complicité...
j'me réjouis surtout de ces amitiés
vécues en toute intimité
sans chichis sans ambiguïté
mais partagées dans la sincérité
et qui nous rassemblent en toute simplicité...













mardi 24 décembre 2013

Joyeux et doux Noël à vous!

Je vous souhaite de doux et tendres instants avec celles z'et ceux que vous aimez... Que votre nuit soit douce et que les lumières des bougies vous émerveillent encore et encore...comme le chant d'un oiseau au soir d'une belle journée, comme une musique qui s'élève dans le couchant, comme le rire d'un enfant au creux des bras de sa mère...





mercredi 4 décembre 2013

Sur les traces de St-Nicolas

Ouch, voilà le temps qui se trisse à 200 à l'heure et St-Nicolas qui pointe le bout de sa capuche, juste avant le sapin de Noël et ses fééries! Entre trois contes et deux flocons qui se font désirer, pas beaucoup de temps pour pondre deux-trois p'tites choses si ce n'est...

Au dehors, le gel s'est mis à cristalliser arbres, branches, feuilles et ruisseaux
On dirait l'oeuvre d'un peintre invisible et délicat...
Au-dedans, quelques bûches qui craquent dans la cheminée
Et j'aime ce temps de retour sur soi, de communion autour de ce feu...
Y'a du silence... y'a des yeux qui se cherchent, se croisent et se trouvent...
Parfois, un éclat de rire vient couronner une histoire...
Et là, t'as l'impression  que le temps, lui aussi, se fige, se cristallise
Et enfin s'offre à nous, tranquille... en prenant bien son temps...

Allez, profitez bien de ce temps qui vient... pour le prendre et le partager avec ceux z'et celles que vous aimez!





dimanche 17 novembre 2013

Trilogie tibétaine

Voici les textes avec lesquels j'ai participé au concours Europoésie-Unicef 2013 à Paris et qui m'ont valu un diplôme d'honneur:



Kelsang, 17 ans
Je suis Tibétain
Et je brûle
Je brûle d’Amour
Pour Chen
Ma voisine
Je brûle d’Amour
Pour Chen
Jeune et jolie Chinoise
Dans mon quartier
À Lhassa

Je suis Tibétain
Et je brûle
Je brûle d’Amour
Pour cette fille
Dont les pères assassinent
Mon Tibet
Je brûle d’Amour
Pour Chen
Dont les frères ont tué
Mes frères

Je suis Tibétain
Et je brûle
Je brûle d’Amour
Pour cette fille
Dont les mères étouffent
Nos mères
Je brûle d’Amour
Pour Chen
Dont le pays
Écrase le mien

Je suis Tibétain
Et je brûle
Je brûle d’Amour pour Chen
Qui pleure, qui crie
Dans la rue
Parce que je suis Tibétain
Et que je brûle d’Amour
Je……brûle…
…je… …ûle…
….jjj………



Chen, 15 ans
Je suis Chinoise
Et je brûle
Je brûle d’amour
Pour Kelsang
Mon beau voisin Tibétain
Mes parents m’ont interdit
De le voir, de lui parler
« Il est Tibétain,
Il n’est pas pour toi ! »

Même si je suis Chinoise
Je brûle
Je brûle d’amour
Pour Kelsang
Ses yeux m’emportent
Son sourire est de miel
Je suis Chinoise
Et je suis folle
Je brûle d’amour
Pour Kelsang

Je suis enfermée, cloîtrée
Je ne peux plus sortir
Car il est hors de question
De voir Kelsang
De croiser son regard
De toucher son corps…
Mais je brûle d’amour
Pour lui le Tibétain
Je brûle d’amour
Moi, la Chinoise…

Et ce jour-là, ce jour noir
Je crie, je hurle, je pleure
Car mon amour
Brûle dans la rue…
J’ai croisé son dernier regard
Qui brûlait…
                               … d’amour
Je suis Chen… Chinoise
Et je brûle d’amour
Pour Kelsang…Tibétain
De mon cœur…



Lobsang, 5 ans
Je suis Tibétain
Je m’appelle Lobsang
J’ai 5 ans
Et mon frère Kelsang brûle
Au milieu de la rue

Il ne crie pas
Ne bouge pas
Il brûle
Comme un feu de paille
Notre mère hurle
Pleure, s’arrache les habits
Tandis que les Chinois tentent d’éloigner les gens
Ça crie, ça siffle
Quelqu’un arrive en courant
Avec un seau d’eau
Dérisoire seau d’eau qui n’éteindra ni le feu
Ni la rage de mon peuple…

Je suis Tibétain
J’ai 5 ans
Et mon frère brûle
Ça sent fort la chair grillée…
Maintenant, il est tombé
Sur le côté, sans un cri
Il est tout noir, tout petit
Recroquevillé
Mort.

Je suis Tibétain
J’ai 5 ans
Et mon frère s’est brûlé
Je n’ai plus de frère
Pourquoi ?
Pourquoi mon frère a-t-il brûlé ?
Pourquoi mon Tibet devient-il Chine ?
Pourquoi mon peuple est-il écrasé ?
Pourquoi je n’ai plus de frère ?
Pourquoi… ?